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Introduction

Le FOUSSERET et son histoire

Le nom de la ville :

Le Fousseret tire son nom des ravins ou fossés profonds qui bordent la ville à l’est de la cité, du côté du Chemin de Ronde. L’ancien sceau communal porte le terme de «  FOSSORETO » entourant la croix de Languedoc surmontée de trois fleurs de lys. L’histoire du Fousseret est liée à celle du défrichement progressif de la forêt de Bouconne et de l’installation de champs de culture.

L’histoire de la ville :

Au Moyen Age, le Fousseret est un « castrum » (ou castelnau) c’est-à-dire un château doublé d’un village fortifié.

Sa première mention dans les archives remonte à l’époque de la Croisade contre les Albigeois. Dans un acte de 1226, les comtes de Toulouse et de Comminges contraignent les coseigneurs du Fousseret (les seigneurs de Noé, d’Orbessan et de Seysses) qui sont leurs vassaux, à s’en partager les droits et les obligations, notamment la garde et l’entretien des fortifications de « terre et de bois » et à mettre fin à leurs querelles. C’est ce qu’on a improprement appelé « l’acte de paréage ».

Le Fousseret existe donc avant 1226. Le site du Picon porte alors un château et sans doute un premier habitat autour du château. Puis, un autre habitat fortifié s’est développé à l’est et au sud du Picon comme l’atteste la mention de « porte d’Aspet » et l’existence de talus fortifiés.

Au XIII° siècle, le village se dilate au sud-est vers la porte d’en bas et surtout au nord où le faubourg s’organise autour des rues Maubec, de la Tour et de la Grand Rue.

En 1271, la cité est rattachée au domaine royal, avec le Comté de Toulouse dont elle fait partie depuis son rachat par Alphonse de Poitiers qui en avait hérité par sa femme.

Au XIV° Siècle, une enceinte de briques flanquée de tours est construite pour  protéger la ville. (Il reste quelques vestiges de cette enceinte).

En 1531, les franchises dont jouit Le Fousseret sont confirmées par François I°.

 Au XVIII° Siècle, le château, en partie ruiné et qui sert alors de prison est détruit (vers 1820) pour laisser place à l’actuelle Promenade du Picon.

Au XIX°, la ville connaît un important essor économique qu’attestent encore les belles façades des anciennes maisons bourgeoises, les plantureuses métairies des alentours et les châteaux du « Petit Johannet » et de » la Grave » situés sur la route de Saint Elix.

Veillé par l’imposante silhouette de l’église Saint Pierre aux Liens, le Fousseret d’aujourd’hui a gardé la structure traditionnelle et le charme des bastides médiévales avec son quadrillage de rues et sa halle centrale au grand toit de tuiles soutenu autrefois par des piliers de bois et remplacée en 1899 par la halle actuelle de style Eiffel.

A voir :

L’incontournable Promenade du Picon avec sa magnifique vue sur les Pyrénées (table d’orientation), les pittoresques ruelles, l’archère de la tour des remparts et les vieilles maisons à colombages visibles depuis le Chemin de Ronde, la halle centrale et l’église Saint Pierre aux Liens ( XV°s.) de style gothique méridional avec son clocher porche- du XIX°, son chevet polygonal et son imposant vaisseau de briques foraines. A l’intérieur, on remarquera l’émouvante Piéta du XVI°S., la magnifique chapelle baroque du XVII° ainsi que les stalles et les chapiteaux du Chœur.

La ville peut faire l’objet d’une promenade au départ de l’église en empruntant le Chemin de Ronde et en remontant par le chemin et l’escalier de la Coquinére jusqu’à la Promenade du Picon où l’on pourra se reposer à l’ombre des arbres centenaires.

 

 
 

 

Les armoiries de LE FOUSSERET

  • La croix du LANGUEDOC
    (la commune appartenait à la province du LANGUEDOC)
     
  • Les trois fleurs de lys
    (insigne du roi de FRANCE)
     
  • La couronne d’un des barons ayant fondé LE FOUSSERET en 1226
     
  • Des roses trémières
 

 

Le site : un observatoire

Adossé à un côteau de la Gascogne dont il est un héritier pour ce qui touche l’esprit, le langage patoisant et le comportement en général, LE FOUSSERET fait face, depuis son promontoire, au carrefour de plusieurs régions, elles aussi fort typées : LE LANGUEDOC, L’ARIEGE, LE COMMINGES.

A l’image de l’aigle, il observe en témoin tout ce que charrie la GARONNE depuis la MALADETTA jusqu’à TOULOUSE. Cette plaine est vaste, longue et belle.

La promenade du PICON, toute ombreuse sous ses gigantesques marronniers, est un véritable observatoire naturel grâce à sa table d’orientation. La vue embrasse presque toute la Chaîne des PYRENEES, depuis LE CANIGOU jusqu’au PIC DU MIDI D’OSSAU : Cinémascope unique, par temps clair, que cette dentelure de neige sur l’azur du ciel d’ESPAGNE !

 

 

Un carrefour champêtre

Le FOUSSERET est un carrefour champêtre des plus séduisants et sédatifs. C’est ici que l’écologie peut être vécue, à mi-chemin entre TOULOUSE et SAINT GAUDENS, tout proche de communes importantes comme MURET, CARBONNE, RIEUMES,CAZERES, MARTES-TOLOSANE, AURIGNAC et L’ISLE-EN DODON.

Depuis LE FOUSSERET, au coeur de la HAUTE GARONNE, le touriste a la possibilité de faire des excursions en ARIEGE, dans Les HAUTES - PYRENEES et dans le GERS.

Un privilège touristique très précieux !

Labourages et pâturages

Ce sont les deux « mamelles » de LE FOUSSERET. Il ne saurait en être autrement dans un cadre aussi bucoliques. Les prés, les colzas, les vergers, les bois, les pépinières dévalent des côteaux vers la plaine. Ici, point de fumées d’usine, seul le ronron des tracteurs dans les sillons. Sur les côteaux ondulent de beaux vergers, les récoltes sont familiales et la diffusion locale. Dans la plaine, des pépinières offrent toutes sortes d’essences arboricoles.

Jadis LE FOUSSERET comptait avec ses gros marchés hebdomadaires. On venait de fort loin pour acheter ou vendre des chevaux. De nos jours, chaque mercredi le marché sous les platanes, garde toute sa richesse, sa poésie et son pittoresque.

 

 

 


 

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